Texte : Anne Vigna EchoWay
Au Mexique, l’écotourisme désigne tout et n’importe quoi comme, par exemple, la moto dans les dunes ou les parcs privés, gros consommateurs de ressources, à partir du moment où l’activité se déroule dans la nature. Regardez donc plus loin que la pancarte ! Pour le reconnaître, l’écotourisme communautaire ou rural est toujours associé à l’ejido ou à la « collectivité ». Les bénéfices sont répartis entre salaires, fonds d’investissement pour le projet et caisse sociale. Parfois, l’école touche 10 % des bénéfices. Les membres remplissent à titre bénévole des actions de protection (reforestation, ramassage des déchets sur la plage, sauvegarde d’une source). L’implication d’une université un projet est une vraie garantie. Une société d’écotourisme montée par un privé peut également avoir une visée communautaire à condition qu’achats, emplois et formations apportent un « mieux-être » social aux communautés. Mais là encore, il faut pouvoir identifier clairement des actions et des aménagements en faveur de la protection de la nature. Une agence de voyages solidaire, éthique ou équitable doit informer les touristes sur ce qu’elle entend par là. Certaines le sont ; d’autres moins. Le dialogue et l’échange sont toujours des éléments clefs de la démarche : on peut facilement distinguer une communauté qui accueille ses visiteurs, d’un vague folklore qu’on met en scène sans que les intéressés directs n’y aient été associés. L’équipe d’EchoWay (voir www.echoway.org) en Amérique centrale a expertisé pour sa part une trentaine de destinations mexicaines répondant à la définition « écotourisme solidaire ».





